Gros coup de cœur pour Darjeeling ! Après Calcutta, la ville semble toute paisible, perchée dans les montagnes et entourée de plantations de thé. Il y fait aussi plus frais et on laisse (momentanément!) tomber les tongs... Des petites ruelles bordées de hautes maisons donnent une ambiance « ville de montagne » assez marquée, mais avec les petits escaliers et le brouillard qui entoure la crête, on pourrait aussi se croire sur une île. On trouve aussi beaucoup de petites maisons colorées, des bâtiments coloniaux et des sentiers boisés. Ils ont même pensé à mettre des drapeaux tibétains et des arbres à fleurs rouges (rhododendrons) pour nos photos !

darjeeling

Notre première nuit ici est super courte : on se lève à 3h30 (argh) pour se rendre sur un promontoire à proximité de la ville et observer le lever de soleil sur les sommets enneigés de l'Himalaya qu'on aperçoit au loin (notamment le Mont Kanchenjunga qui culmine à près de 8600 m et se trouve à environ 70 km en face de Darjeeling). Spectacle superbe en soi mas un peu gâché par le froid et surtout par la foule de touristes, principalement indiens, qui se presse contre les balustrades pour tenter d'avoir une meilleure vue (Les Indiens sont redoutables en écrasement d'autres personnes contre des barrières et leur technique de dépassement dans les files est imbattable.) En hiver et par temps dégagé, les montagnes enneigées sont normalement visibles depuis Darjeeling même (en tous cas selon les cartes postales), mais durant nos trois jours sur place, un brouillard persistant nous empêchera malheureusement de les revoir, au désespoir de Basile.

himalaya

L'après-midi de cette même première journée, on emprunte le «Toy train », un petit train touristique – 2 wagons tirés par une locomotive à vapeur - qui suit le chemin de fer construit à la fin du 19e siècle et nous emmène jusqu'à une petite ville voisine. L'intérêt du circuit est normalement la vue sur les montagnes, mais le temps brumeux nous laisse un peu sur notre faim.

Incontournable à Darjeeling, on visite aussi une plantation de thé et on apprend au passage que le thé noir, le thé vert et le thé blanc sont faits à partir des mêmes feuilles mais que leur différence vient surtout de la durée d'oxydation qu'ils subissent, ainsi que de la taille de leurs feuilles. Le thé blanc provient de jeunes feuilles qui ne subiront pas d'oxydation et seront vendues quasiment entières.

Autre visite moins touristique mais qui s'inscrit dans notre série « découvrons les hôpitaux et médecins du monde entier » : une consultation chez un dermatologue pour cause de boutons rouges suspects et démangeaisons sur les bras et les jambes. La consultation se passe dans une minuscule pièce au bas d'un immeuble un peu glauque, dans une ruelle sombre et sale. Pendant la consultation, le dermatologue, en doudoune noire et bonnet moumoute, demande à son assistante d'être présente car je dois lui montrer mon bras et mon dos. Il diagnostique une allergie à mon savon – acheté en Inde la semaine précédente. Comme en Malaisie et en Birmanie, les médicaments sont distribués à l'unité. Coût de la consultation : 300 roupies (environ 4,50 euros). Au bout d'une semaine, tout a en effet disparu. Gros soulagement de savoir que les boutons ne venaient donc pas d'une punaise de lit ou autre bestiole piquante qui se serait cachée dans mes affaires !

Cerise sur le gâteau de notre séjour à Darjeeling, il y a là-bas un super salon de thé qui propose (entre autres) des pâtisseries au chocolat, et dont l'ambiance s'accorde finalement très bien avec un temps un peu brumeux ! Peut-être un de mes meilleurs souvenirs de Darjeeling :-) J'aurais facilement pu y passer une semaine complète - Basile a bien aimé aussi, mais 3 jours lui ont suffi - mais le Népal nous appelle...

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Emilie